Chaque hiver, durant la saison des alizés, plusieurs centaines de baleines à bosse se retrouvent dans les eaux chaudes et peu profondes du lagon de Mayotte. Un rencontre inoubliable, encadrée par des professionnels et accessible pour tout public…
Après une longue migration depuis l’Antarctique, les baleines à bosse trouvent refuge dans les eaux calmes du lagon de Mayotte. A l’abri des prédateurs, le littoral mahorais est le rendez-vous annuel des baleines qui viennent s’accoupler et mettre bas leurs petits.
Le spectacle est magnifique, entre parade nuptiale frénétique, sauts impressionnants et baleineau attendrissant, les émotions prennent tous leurs sens.
Durant plus de 4 mois, de juillet à novembre, on estime qu’un minimum de 200 individus séjourne dans le lagon de Mayotte. Plusieurs opérateurs proposent des sorties en mer de quelques heures au cours desquelles on est assuré d’apercevoir des cétacés et dans certains cas de les observer de très près en toute sécurité.
Dans ce sens, les autorités de Mayotte ont édictées des règles précises afin de ne pas perturber les mammifères marins. Une réglementation d’approche et d’observation des cétacés est largement respectée par les professionnels du « whale watching ».
Ainsi, les bateaux doivent couper leur moteur dans un rayon de 100m d’une baleine et l’observation est limitée à 2 embarcations pour une durée de 30 minutes maximum. Dans ces conditions, il est possible de réaliser des observations exceptionnelles car les baleines mises en confiance, s’approchent parfois d’elles mêmes à quelques mètres des bateaux. Ce tourisme baleinier plus responsable attire de plus en plus les touristes et favorise ainsi le développement de cette activité.
Aujourd’hui plus de 10 000 personnes s’émerveillent chaque année devant le spectacle de ces baleines aux grandes ailes.
Le lagon de Mayotte à travers son écotourisme baleinier et la richesse de sa biodiversité constitue le produit phare de la destination Mayotte.
Il existe aujourd’hui 6 opérateurs Whale Watching à Mayotte : 2 à Mamoudzou, 2 à Dzaoudzi et 2 dans le Sud de l’île .
Depuis plusieurs jours, le lagon de Mayotte offre un spectacle hors du commun, celui des raies Manta qui évoluent en toute sérénité sur la barrière de corail dans le Nord de l’île.
« Nous avons nagé avec les manta !», tel est le sujet de conversation qui revient en boucle par les usagers du ponton de Mamoudzou. Plus d’une dizaine d’individus sont observés quotidiennement par les professionnels du lagon lors de leurs sorties en mer.
La raie Manta, connue pour entreprendre de longues migrations, voyage souvent par petits groupes et choisit chaque année de faire une halte dans les eaux chaudes du lagon de Mayotte. « Nous avons la chance d’observer les raies mantas depuis plusieurs jours sur la barrière de la passe Nord ». Cette année, nous avons été surpris par la taille de certaines d’entre elles, plus de 5 mètres ! C’est un animal très sociable qui n’hésite pas à s’approcher près des nageurs » nous confie un professionnel de la randonnée nautique.
Antoine, en vacances à Mayotte depuis une semaine a pu réaliser l’un de ses rêves. Encore ému, il nous fait part de ce moment féerique : « Juste muni d’un masque, je me suis glissé dans l’eau et j’ai pu nagé durant plusieurs minutes avec ces géantes des mers. C’est une expérience inoubliable que de les voir nager majestueusement dans le grand bleu, elles semblent voler grâce aux lents battements de leurs grandes nageoires ! » Le lagon de Mayotte, classé second Parc Naturel marin de France recèle une biodiversité d’une très grande richesse.
Après s’être reposés dans les eaux mahoraises, les raies manta laisseront bientôt la place aux baleines à bosse qui ont déjà entrepris leur longue migration dans l’océan Indien … en direction du lagon de Mayotte !
La raie manta (Manta birostris), aussi appelée « diable des mers » (devilfish2), est une espèce de poisson cartilagineux de la famille des Myliobatidae. Elle doit son nom au mot espagnol Manta signifiant « couverture ». C'est la plus grande des raies — sur plus de 500 espèces3 —, atteignant jusqu'à six mètres d'envergure3 et deux tonnes3. Elle vit dans les eaux tropicales, souvent autour des récifs coralliens. C'est un être paisible et tout à fait inoffensif. La Passe en « S » L’îlot de sable blanc du Sud